20 mai 2008
La meurtrière
Seule dans ma misère, encore une fois elle m'a eu, elle ma tué.
La meurtrière, cette boulimie, qui une fois de plus m'a fais avaler, gober, dévorer le poison ( vous savez ce truc que les gens appel plus communément de ''la nourriture'')
Une fois de plus j'ai senti ce mal s'installer en moi, prendre le contrôle, puis comme un automate elle a diriger mes pas.
C'est le souffle couper, la gorge noué que je déambule aux milieu de la rue, à la recherche du poison qui assouvira mes besoins et mes peines.
Les yeux rivés sur le sols de peur que les gens lisent sur mon visage '' boulimique''
La crise vient en général dans un moment de grande tension intérieur. Toutefois il lui arrive de sonner à la porte et de s'inviter alors que rien ne laissais supposer qu'elle serais de la partie.
Et puis vient le pire moment, celui de l'après.
Là où il se passe des choses si horrible que je ne préférerais même pas en parler, c'est trop moche, c'est honteux, ça fait trop peur...
Commentaires
En finir...
Est-ce possible de voir les choses à l'envers ? Si c'était toi qui tuait la maladie et non l'inverse ? Tous ces sentiments d'abîme sans fin que tu décris, c'est la maladie qui les provoquent. Je suis passée par là, les auto-mutilations, la sensation de jouissance que provoque l'acide gastrique qui bouillone dans un estomac vide, les os tellement saillant qu'ils transpercent le matelas et qui nous grisent... mais pour retrouver ta joie de vivre, il faut accepter de grossir. La nourriture comblera tes carences et t'aidera à raisonner pour redevenir cette belle âme pleine de créativité de l'autre côté du miroir, celui où il fait bon vivre...
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